De Rhodes à Milos,  du 12 juin au 21 juillet 2019.

 

Le mercredi 12 juin, donc, Brigitte s’envolait vers la France, me laissant avec Pom’. Rendez-vous était pris pour le 21 juillet sur l’île de Milos. En attendant, j’allais profiter de ces 5 semaines pour visiter tranquillement quelques îles que nous ne connaissons pas encore et pour travailler un peu sur le bateau. Je souhaitais installer une cuve à eaux noires… mais je ne recevrais une partie du matériel que la veille du retour de Brigitte !

Le soir venu, quand Brigitte passait la porte de son appartement de Poitiers, j’étais pour ma part ancré dans la baie de Panormitis, au sud de l’île de Symi.

Nous étions déjà passés dans cette baie l’an dernier. Elle abrite le monastère orthodoxe de l’archange Michel Panormitis consacré au saint patron de l’île mais aussi protecteur des marins grecs….une escale incontournable. J’allais passer 3 nuits tranquilles dans cette baie bien abritée avant de lever l’ancre et de rallier l’île de Tilos. Située à 23 milles dans le sud-ouest, je ferais une moitié du chemin à la voile, l’autre moitié, comme trop souvent au moteur.

Arrivé dans le petit port, je repérai une place guère plus grande qu’Azadi. Me voyant me préparer, la skippeure du bateau voisin déplacera son bateau, Amiga, et me prendra les amarres. Sympa.

Je n’avais pas fini l’amarrage que le préposé au port me réclamait son dû : 15 euros pour la nuit, se gardant bien de me signaler que l’amarrage cul au quai, sur la dernière place disponible, réduisait cette somme de moitié…. M’enfin, j’étais amarré, alors … mais d’habitude ils donnent d’abord la main pour l’amarrage avant de sortir le calepin….

Un peu plus tard dans l’après-midi, branle-bas de combat dans le port. Le premier ministre, Alexis Tsipras est attendu, il faut faire de la place pour la vedette qui l’amène. Un 45 pieds français ira donc s’amarrer cul au quai et Amiga viendra se mettre à couple d’Azadi. Une bonne raison pour sympathiser avec son équipage. Nous finissions de prendre l’apéro dans le cockpit d’Azadi quand Alexis Tsipras arrivait enfin. La moitié du village était sur le quai ainsi que les huiles en grande tenue … et nous aux premières loges. Visite privée mais pas en solitaire pour le premier ministre. Une trentaine de personnes l’accompagnait ainsi que la télé et son staff politique. Son attaché de communication viendra nous demander d’où nous venons et nous donnera rendez-vous plus tard dans la soirée pour faire – peut-être – une photo avec la star du moment.

Nous le reverrons effectivement pendant qu’Alexis Stipras dînait après avoir tenu un mini meeting. Il nous offrira même une bouteille de vin blanc que nous partagerons ensemble. Nous aurons un point de désaccord quand il m’assura que Manuel Macron n’était pas si mal que ça …. Pas étonnant que les grecs soient déçus de la politique de Tsipras si, en plus de la pression qu’exerce toujours l’Europe sur son pays, ses conseillers racontent ce genre d’âneries.

Finalement, nous ne verrons pas Tsipras et Lana, la skippeure d’Amiga, ne fera pas de selfie avec lui.

 

Après une nuit à Tilos, cap sur Nisyros où j’arrive le 16 juin en début d’après-midi. J’avais beaucoup aimé cette île volcanique l’an dernier (ici l’article 2018). Pom’ avait apprécié le quai tranquille qui lui autorisait de bonnes escapades. J’accoste donc dans le même port de Falon le 20 juin en début d’après-midi. Il y a de la place du côté digue (pour Pom’). Il y a même de l’électricité – l’an dernier elle ne fonctionnait que le soir en même temps que s’allumaient les lampadaires… – par contre pas d’eau… Nouveauté, il y a un distributeur automatique à 1 euros les 20 litres. Je resterai dans ce port jusqu’au 20 juin. Voulant faire quelques provisions, j’ai sorti le vélo pliant du fond du coffre où il est remisé. Et pour aller à Mandraki, la « grande » ville, ce n’est pas plat !!!

 

Je repartirai de Nisyros le 20 juin pour aller jeter l’ancre dans la baie de Kamares, au sud de l’île de Kos.

Azadi au mouillage dans la baie de Kamares, sur l’île de Kos

Rien d’extraordinaire dans cette grande baie ouverte à l’est-sud-est accueille de nombreux voiliers de passage. Mouillé non loin du petit port, j’y resterai 4 nuits. Chaque soir j’emmènerai Pom’ faire une promenade sur la plage voisine, histoire qu’elle se dégourdisse les patounes et j’en profiterai aussi pour faire le plein d’eau avec les bidons…

Baie de Kamares, sur l’île de Kos, vue depuis le village de Kéfalos.

Une bonne excursion me mènera jusqu’au village de Kéfalos sur les hauteurs qui ne présente pas d’intérêt particulier.

Le 24 dans la matinée, je quitterai cette baie pour rallier l’île de Psérimos, petite île située entre Kos (au sud), la Turquie (à l’Est) et Kalymnos  (au nord-ouest).

Une petite baie bordée d’une belle plage qui attire les ferries d’excursions toute la journée et qui se rendort paisiblement une fois le dernier ferry reparti. C’est Psérimos. Je n’y resterai qu’une nuit, m’amarrant au quai après le départ des ferries. Croyant passer une nuit tranquille, je fus réveillé en sursaut vers 05h30 par des vagues qui occasionnaient de violents à-coups sur la chaîne d’ancre. Inutile de dire que ma nuit était terminée. De toutes façons, il fallait quitter ce quai de bonne heure, ce que je fis vers 8h00 pour rallier le port de Pothia sur l’île de Kalymnos, distant de 7 milles.

Kalymnos, Telendhos, Kalymnos – du 25 juin au 2 juillet.

Mon passage sur l'île de Kalymnos du mouillage dans la baie de Kamares au mouillage d'Emporios en passant par Telendhos.

Baie de Kamares (flèche bleue) puis Telendhos (flèche rouge) et enfin baie de Emporios (flèche jaune)

Kalimnos, c’est, avec Symi, l’île des pêcheurs d’éponges. Cette pêche a fait la fortune des négociants de l’ile jusqu’à la moitié du 20 ième siècle. Aujourd’hui ce n’est plus qu’une curiosité touristique ! Avec l’arrivée des scaphandres à la fin du 19ième siècle, la pêche s’est intensifiée et les bancs se sont épuisés.  L’apparition des éponges synthétiques a sonné le glas de cette activité !

A part les statues sur le port, quelques belles demeures, on ne ressent pas cette richesse passée.

Une fois qu’on s’éloigne du port en montant le long des collines qui bordent les extrémités du port, on se retrouve dans un dédale de ruelles piétonnes – mais accessible aux innombrables scooters – pas toujours très propres, mais toujours avec les mêmes adorables petits chats.

Sur le port, des petits kiosques de deux partis politiques diamétralement opposés.

Au fond du port, bien abrités, quelques voiliers en piteux état font peine à voir. Parmi eux, en meilleur état, Soléa, appartient à un français qui vit dessus à l’année. Il se remet tranquillement d’un petit problème de santé qui l’a empêché de naviguer les deux années précédentes.

Telendhos…

…est une petite île de l’archipel du Dodécanèse séparée par un chenal large de 800 m à l’ouest de Kalymnos, à laquelle elle est rattachée administrativement. L’île de Telendhos faisait partie intégrante de l’île de Kalymos, mais s’en trouva détachée à la suite d’un tremblement de terre en l’an 554.
Telendhos n’est habitée que par 90 personnes. Hormis un triporteur, je n’y ai pas vu de véhicule à moteur sur l’île. En son centre, un piton rocheux haut de 460 mètres fait la joie des grimpeurs.

Le petit port de Telendhos, très calme, est bordé de tavernes et de cafés. J’irai m’y promener à la nuit tombée avec Pom’, sortant largement du village, qui appréciera cette grande promenade. Quand le site s’y prête, je n’hésite pas à la détacher. Si elle ne suit pas comme pourrait le faire un chien, elle est néanmoins relativement obéissante.

Kalymnos, baie d’Emporios

Après Telendhos, Azadi retournera sur l’île de Kalymnos, dans la baie d’Emporios., pour une nuit. Au programme, baignade et ballade avec Pom’. Une jolie plage et un petit village essentiellement composé de petits hôtels, de locations de vacances et de quelques tavernes. La baie est jolie, pas mal abritée et de nombreux voiliers y sont à l’ancre où sur les quelques bouées disponibles.

Lévitha (3 juillet)

Après Kalymnos, Azadi a encore du chemin à faire avant Milos. Tout d’abord, à peu près à mi-chemin d’Amorgos se trouve la petite île de Lévitha, quasi déserte. Une  baie tout en longueur, telle une calanque marseillaise, équipée de corps morts accueille les bateaux de passage. Je prendrai donc une bouée. Il n’en reste que deux de disponible lorsque je me présente. L’une, entre deux bateaux ne m’inspire pas, la seconde est la dernière de la rangée, proche du fond de la calanque et proche aussi d’une bouée réservée à un bateau de pêche. A ma première tentative, j’accroche bien le bout mais il se défait aussitôt. La deuxième tentative voit Azadi dériver entement sur la bouée du pêcheur que j’attrape avec mon hélice…. Oups

Prudemment, je me rapproche de « mon » corps mort et réussi à l’attraper, me retrouvant quasiment à toucher le bateau amarré au corps mort devant moi. Finalement tout se passe bien et j’amarre Azadi comme il faut. Sitôt fait, je me mets à l’eau pour constater qu’un petit bout s’est entortillé autour de l’arbre d’hélice. Le coupe orin a rempli son office et en 5 minutes j’ai dégagé les morceaux restants.

Le préposé à l’encaissement s’approche alors que je récupère le bout du corps mort du pêcheur.  Je m’excuse de ma maladresse mais avec un grand sourire il me dit que « ça arrive, les deux bouées étant vraiment très proches ». Sympa !

La « calanque » de Lévitha. Azadi complètement sur la gauche.

Lévitha est une surprise. L’île est aride, rocailleuse, inhospitalière… et pourtant. Une famille y vit depuis 1820. Ils pêchent, gèrent les mouillages, élèvent des moutons et tiennent une taverne où j’irai prendre une petite bière, avec Pom’. Je suis impressionné par le travail accompli. Des murets imposants (1 mètre d’épaisseur pour autant de hauteur)  sur des centaines de mètres à travers le paysage. Des milliers et des milliers de pierres empilées… Un travail titanesque qui leur permet aujourd’hui de cultiver des champs de belles surfaces.

Pour parfaire le tableau, je n’avais pas de connexion réseau. Le tavernier m’a bien dit d’essayer en un point précis, un peu en hauteur… peine perdue ! Embêtant pour prendre la météo et également pour mes proches qui ne pouvaient me joindre. De plus, les applications censées leur permettre de me suivre grâce à l’AIS, MarineTraffic  ou  VesselFinder   me positionnaient au milieu de nulle part…

L’histoire raconte qu’un riche armateur, effrayé de l’isolement des résidents de l’île leur aurait offert une radio afin qu’ils puissent contacter Amorgos en cas de besoin !

Une belle description de cette île sur ce sympathique blog découvert au hasard de mes recherches destinées à enrichir mon propre site. ((ici)

Amorgos, du 4 au 8 juillet.

De Lévitha, je rejoindrai  rapidement Amorgos. Une petite étape de 35 milles milles. Amorgos, c’est avant tout son incroyable sanctuaire accroché à la montagne et c’est aussi le Grand Bleu, film mythique pour tous ceux qui aiment la plongée.

Mais pour moi, à l’arrivée, c’est un accostage difficile. Par deux fois l’ancre ne croche pas et je dois la remonter  et recommencer la manœuvre. Et bien sûr, à la 3ième tentative sans qu’elle ne croche, je me mélange les crayons en ressortant et vient doucement m’appuyer sur les chaînes d’ancre des voisins…  plus de peur que de mal, je la joue « serein » et me dégage en douceur… tout en me maudissant intérieurement de cette manœuvre ratée.

Finalement, je parviens à m’amarrer correctement. Je resterai 2 jours au port, le temps d’aller visiter le monastère de la Panagia Chozoviotissa, puis 2 jours au mouillage dans la baie.

Coucher de soleil sur la baie de Katapola

La visite du monastère de la Panagia Chozoviotissa est incontournable. Les images de cette construction blanche accrochée à la falaise sont mondialement connues. Admirer de près cette architecture incroyable, dans ce cadre grandiose, mérite bien les quelques centaines de marches, très glissantes – attention en redescendant – permettant d’y accéder.

On se sent privilégié de pouvoir admirer de près ce monastère millénaire et toujours occupé par des moines orthodoxes.

Tenue correcte impérative pour entrer dans le monastère. J’hériterai d’un sublime « paréo » orange – désolé, je n’ai pas de photo. L’intérieur est conforme à ce qu’on attend de ce genre d’édifice religieux mais l’on ne peut qu’être admiratif de la détermination des moines à le construire en un tel endroit. La vue dominante sur la mer Egée depuis le dernier étage du monastère est à couper le souffle. Cerise sur le gâteau, les moines offrent aux visiteurs un verre d’eau fraîche, très apprécié, ainsi qu’un petit verre de Raki, tout aussi apprécié !

Après Amorgos, il me reste une bonne dizaine de jours avant de retrouver le matelot à Milos. Je vais donc continuer tranquillement mon chemin en dirigeant l’étrave d’Azadi vers Schinoussa.

Schinoussa est une petite île qui fait partie des « petites Cyclades » , au sud de Naxos. J’y arrive en milieu d’après midi après 4 heures de navigation très tranquilles avec quasiment calme plat en permanence. Le port de Mirsini est très calme et ne s’anime que deux fois par jours au passage du ferry. Une dizaine de bateaux s’y amarrent tout au plus, plus quelques uns à l’ancre dans la baie très protégée. Pom’ peut donc se promener à sa guise sur la vaste esplanade. A la sortie du port, deux restaurants attendent les touristes. Il y a malgré tout peu de monde en ce début juillet. L’île, peu desservie, n’est pas une destination phare de la mer Égée. Y venir quelques jours, profiter de son calme, doit néanmoins être très agréable. J’y resterai deux nuits. Le second jour, je monterai jusqu’à la Chora, village principal de l’île, par un sentier très bien aménagé mais pentu.

Chaque soir, Pom’ profitera de l’obscurité pour aller traîner sur la colline qui surplombe le port. Équipée de son collier rouge à leds, je la vois ainsi se déplacer à 100 ou 200 mètres du bateau. Il faudra quand même que je monte dans la colline pour la récupérer vers minuit le premier soir….Elle redescendra sitôt que j’arriverai à sa hauteur et sera rendue devant la passerelle bien avant moi… Chipie !

Après Schinoussa, Azadi reprend sa route pour se rapprocher encore de Milos. Prochaine étape, Ios, où je me suis arrêté déjà 2 fois en descendant à Elounda. Une vingtaine de milles et un peu plus de 4 heures de navigation grand voile haute pour aider le moteur (et faire joli) par un petit vent d’ouest de 5 à 10 nœuds maximum. l’amarrage dans le port de Ios se fera sur le ponton le plus au sud.

Le port de Ios. Au loin, l’île de Sikinos.

Le port est bien protégé mais ce ponton reçoit quand même les vagues qui peuvent se former par fort vent du Nord. Ce sera le cas le lendemain de mon arrivée. Et ce sera l’occasion de faire connaissance avec le jeune équipage polonais de MariaMore 2. Il y un peu de vent lorsque ce beau 38 pieds se présente et sa skippeure a du mal à gérer tous les paramètres. Nous sommes plusieurs à l’attendre pour prendre ses amarres, ce que nous ferons après plusieurs tentatives. La pauvre avouera ne plus savoir vraiment quoi faire en entendant les « conseils » parfois contradictoires qu’elle entendait. Hélas, le lendemain de son arrivée, de belles vagues associées aux remous générés par un gros ferry auront raison de son ancrage comme de celui de 3 autres voiliers qu’il faudra sécuriser en toute urgence. L’un était sur le départ, le second ressortira pour mouiller à nouveau son ancre quand le troisième se retrouvera amarré le long du quai. Il faudra l’aide des marins du port et d’un gros Zodiac pour le remettre cul au quai. Quant à MariaMore 2, ayant repéré une place libre au fond du port, bien plus abrité, son capitaine ira s’y amarrer en me demandant de l’accompagner pour ce faire. Le soir même, je serai invité à bord pour partager le dîner, d’excellentes dorades. Kasia – où Katarzyna – viendra me porter un petit message pour être sûre que nous nous sommes bien compris. Merci encore de ce bon moment même si la communication n’était pas évidente avec cet équipage parlant anglais, allemand et polonais. Le bateau appartenait au père de la jeune capitaine qui n’avait pas forcément une expérience extraordinaire en tant que skippeure. Seule, une autre des jeunes femmes avait une expérience nautique, les cinq autres équipier-e-s étant en mode croisière/touriste.

Avec la « Polish Team ». A ma gauche, la capitaine et à ma droite, Kasia.

En fin de soirée, par deux fois, j’irai me promener, avec Pom’, jusqu’à la belle église d’Agia Irini. Une petite promenade pour nous dégourdir les pattes avant de faire dormir les yeux…

Après deux nuits passées au port, j’en sortirai pour aller jeter l’ancre dans la baie toute proche (2 milles) de Ormos Milopotamos pour 4 nuits tranquilles.

Nous sommes alors le 16 juillet et le matelot doit pointer le bout de son nez le 21 à Milos. Dès 08h30 l’ancre est relevée et un petit vent de l’ordre de 10/12 nœuds nous pousse gentiment vers Milos et les îles proches. Au grand largue (3/4 arrière si vous préférez …) génois tangonné, Azadi me mène donc jusqu’au mouillage de Manolonisi, sur l’île de Polyaigos. Mouillage de rêve, eau turquoise et immense plage. Dommage que les voiliers charters amènent leurs cargaisons de touristes – le mot n’est pas trop fort, j’ai compté jusqu’à 35 personnes sur un voilier d’une quinzaine de mètres ! Ils arrivent à fond la caisse, jettent l’ancre et les touristes pour une heure ou deux de baignade et repartent tout aussi vite….En fin d’après-midi, au calme je m’offrirai une grande baignade et flécherai,  un petit poisson que Pom’ engloutira en deux bouchées… pour mieux le vomir quelques instants après !

Comment çà ? pas frais mon poisson ?

 

Polyaigos est une petite île inhabitée, uniquement peuplée de chèvres. Une petite heure me suffit pour rallier l’île toute proche de Kimolos et son port, Psathi.  Alors que je patiente à l’entrée du petit port, attendant qu’un voilier libère une place, j’ai la mauvaise surprise de voir une grosse vedette prendre cette place sans aucune gène. Elle libère du coup une place le long d’un autre quai mais je suis furieux. Je m’amarre et dis mon fait au patron de la vedette lorsqu’il passe à ma hauteur. Il s’en fout !

Le préposé du port arrive un peu après – il a tout vu – et s’empresse de brancher l’électricité e d’ouvrir l’eau. Ma nuit sera gratuite §

Psathi est donc la ville portuaire de Kimolos. C’est ici qu’arrivent les ferries en provenance du Pirée et de Milos. On y trouve deux, trois petites boutiques de souvenirs et quelques tavernes. Je ne m’y attarderai pas.

Le lendemain, 18 juillet, je rallierai Milos pour y récupérer – enfin – une commande passée auprès d’Alex Marine, shipchandler du Pirée et, surtout, y accueillir le matelot le 21 dans la matinée.

Milos mérite bien un article pour elle toute seule tant cette île nous a enchanté, mais ceci est une autre histoire.

Au final, nous nous serons promené, avec Pom’,  durant 39 jours depuis Rhodes, fait escale dans dans 13 îles et passé 16 nuits au mouillage. Peut-être aurions-nous pu faire mieux sans la météo qui nous a bloqué 6 nuits au port de Kalimnos.