Elounda, le soir.

 

Nos principales balades de 2019.

 

Retour à Elounda… Nous y avions passé 6 semaines en mars/avril 2018 et nous y revenons donc pour ce mois de mai 2019. Nous logeons une nouvelle fois dans la jolie petite maison de Catherine, une connaissance de ma fille Marie. Elle est située à environ 1 kilomètre sur les hauteurs d’Elounda (Pano Elounda, 10 minutes pour descendre au port, 20 minutes pour en remonter …) et je vois Azadi depuis la maison. Juste parfait.

Et comme je suis de bonne humeur, vous aurez droit à 3 « minutes » de bonheur en plus, pour paraphraser un sympathique commentateur sportif qui officie sur Canal…. Bonne lecture.

Le 26 avril, vers 0H30, Azadi était donc amarré tranquillement dans la baie de Spinalonga, en face du petit port d’Elounda.

La minute nautique, la minute historique.

La baie de Spinalonga est longue d’environ 2 milles pour moins d’1 mille de large, orientée Nord /Sud et la passe d’entrée,  au Nord de la baie en venant de l’Est, fait moins d’un demi mille de large. Avec une profondeur maxi de 7 mètres, c’est un abri idéal. Azadi sera ancré 4 semaines durant au fond de la baie par 5 mètres de fond, tout proche du petit port de pécheur d’Elounda.  Je séjournerai donc sur les hauteurs d’Elounda, Azadi bien en vue. Néanmoins, afin de dormir sur mes deux oreilles, j’empennelerai une deuxième ancre sur ma ligne de mouillage principal.

A l’entrée de cette baie se trouve le petit îlot rocheux de Spinalonga dont la position géographique stratégique attire l’attention des différents peuples occupant l’île de la Crète depuis l’antiquité. Les Vénitiens commencèrent en 1579 à y édifier leur propre place forte afin d’assurer la protection et la défense de la baie d’Elounda.

En 1669, l’ensemble de la Crète fut soumise à l’occupation ottomane, mais la forteresse de Spinalonga demeura aux mains des Vénitiens jusqu’à 1715, où après un long siège, les Ottomans obtinrent leur reddition par traité. En 1903, l’occupation ottomane sur la Crète fut levée, et la Crète fut proclamée « État indépendant ». Les habitants turques de Spinalonga furent obligés de quitter l’îlot.

La même année (1903), le jeune gouvernement crétois décide de faire de l’îlot de Spinalonga « une léproserie, c’est-à-dire un refuge obligé rassemblant tous les lépreux vivant dans les diverses régions de la Crète, puis de toute la Grèce. Cette déportation avait pour but d’améliorer leurs conditions de vie.

Les édifices et les ruines des bâtiments vénitiens et les demeures turques qui se trouvaient sur l’îlot de Spinalonga furent utilisés pour construire des habitations, puis la mosquée turque fut convertie en hôpital.

Au début, les conditions de vie sur Spinalonga étaient très difficiles en raison du manque d’eau et de nourriture. Les malades étaient tributaires des livraisons effectuées depuis le port de Plaka. De même, durant les quatre premières années de l’ouverture de léproserie, il n’y avait pas de médecin, et les lépreux étaient obligés de se soigner eux mêmes.

Les lépreux s’acharnèrent à utiliser tous les moyens disponibles afin d’améliorer leurs conditions de vie. Ils restaurèrent les demeures turques abandonnées, remirent en service le système d’irrigation vénitien tout en installant un système permettant de récolter et stoker l’eau de pluie. L’eau était un élément très important pour vivre et pour soigner les lésions cutanées et muqueuses de leur maladie qui exige, pour limiter son aggravation, une hygiène corporelle sans faille et le port de linges et vêtements propres en permanence. Les lépreux de Spinalonga chauffaient l’eau sur le feu de bois et lavaient leurs linges dans les lavoirs conçus par les Turcs.

 

Les historiens rapportent l’apparition sur l’îlot, de petits jardins, de vergers et de potagers autour des maisons. Certains malades pratiquaient l’élevage de poules et de chèvres, des petits commerces voient le jour, puis un barbier, une coiffeuse et quelques tavernes dont une fut utilisée pour des activités culturelles, des spectacles de théâtre, des soirées dansantes où encore des projections de films. Vers le milieu des années trente, un générateur fut installé sur Spinalonga afin de fournir l’électricité à tous les foyers de la léproserie.

En 1937, l’état grec construit un nouvel hôpital sur l’îlot de Spinalonga dans lequel des médecins venant d’Athènes et de la Crète soignaient les malades. Des mariages eurent lieu dans la léproserie de Spinalonga . Plus de vingt enfants nés sur l’îlot seront recueillis par l’état grec dans une crèche à Athènes.

Le gouvernement grec décida de fermer la léproserie en 1957 et les trente derniers lépreux de Spinalonga furent transférés dans un hôpital d’Athènes.Historiquement, le dernier résident de Spinalonga fut le prêtre qui quitta l’îlot en 1962. Son départ fut retardé de cinq ans afin de maintenir les croyances religieuses de l’Église grecque orthodoxe, dans lesquelles une personne enterrée doit être commémorée à 6 mois, 1 an, 3 ans et 5 ans après sa mort.

 

Après une bonne nuit, je reprenais possession de la petite maison de Catherine, dans le haut d’Elounda (Pano Elounda). Un mois de bonheur pour nous et pour Pom’ qui gambadera tout à son aise dans la campagne crétoise. Elle y retrouvera ses copines de l’an passé, une rouquine que nous appelions « Chamoche » –  gentille mais avec les yeux qui pleurent en permanence. Et si craintive qu’il nous sera impossible de l’attraper pour la soigner – et « Adriana« , une très belle chatte tricolore haute sur pattes… Ces deux minettes auront table ouverte durant tout notre séjour.

Nous retrouverons également nos bouchers préférés, le petit marché du vendredi matin et ses légumes à des prix défiants toute concurrence ou encore notre « café des sports » si accueillant.

Brigitte arrivera en Crête au soir du 29 avril. Ensuite nous accueillerons Anne et Soizic du 4 au 12 mai, puis ce sera le tour de Nadine et Michel de nous rejoindre du 19 au 27.

Avec ces visiteurs, nous sillonnerons à nouveau les routes – et chemins – de Crête à la découverte de nouveaux sites. Nous reverrons aussi  des endroits et des personnages qui nous avaient séduit l’année précédence.

Avec Anne et Soizic nous alternerons balades tranquilles et plage, ou piscine pour les filles – si, si on vous a vu près d’une piscine, en ville, avec l’apéro !!!! – tout en profitant de la maison de Pano Elounda.

Nous reprendrons ainsi la route de Kritsa avant d’aller déjeuner chez Katarina.

Katarina, cette rencontre insolite de 2018, si pittoresque que nous ne pouvions manquer d’y retourner ! Après un déjeuner copieux – un petit ragoût d’escargots… – nous rejoindrons le plateau de Lassithi par un chemin, certes carrossable mais pas trop conseillé pour notre petite Nissan de location… M’enfin,  il nous faudra 2 heures pour parcourir les 12 kilomètres de chemin, ce qui nous laissera largement le temps d’apprécier le paysage…. et les profonds précipices que nous longerons d’un peu trop près au gout de mes passagères…

Anne et Catarina.

Sur la route en allant chez Catarina.

Parmi les promenades à faire en Crête, il y a les gorges de Samaria. Malheureusement elles sont un peu loin d’Elounda. Aussi irons nous crapahuter dans les gorges de Richtis, situées près du village d’Exo-Mouliana à 16 km à l’est de Sitia. Le départ se fait depuis un petit parking qui se trouve à quelques centaines de mètres à l’est du village. Nous descendrons donc les gorges, ce qui à l’usage n’est peut-être pas le plus facile, certains gros rochers étant sans doute plus faciles à remonter qu’à descendre. L’essentiel de la progression se fait au fond de la gorge, à l’ombre de la végétation abondante, en traversant et retraversant le petit ruisseau, ce qui sera fatal aux Vans de Soizic… Presque à la fin de la randonnée, une belle cascade nous offre l’occasion d’une pause  au bord de sa piscine naturelle. Le franchissement de la cascade s’effectue par un escalier de bois des plus remarquables… mais aussi des plus dangereux. Quelques barrières manquent de ci-de là alors même que l’à-pic quelles sont censées protéger est … vertigineux.

 

Il nous aura fallu environ 2 heures et demi pour parcourir cette gorge. Pour le retour, nous hélons le seul automobiliste de passage  afin qu’il nous indique le meilleur chemin. Souriant, il nous conseille plutôt de monter dans sa voiture. Il nous raccompagnera ainsi jusqu’à la route nationale. Un grand merci à lui… 30 minutes de voiture !!!! Autant dire que nous aurions eu largement le temps de cuire sous le soleil grec … Les regards implorants des quelques randonneurs que nous dépasserons nous ferons encore plus apprécier cette rencontre improbable.

La plage au bout de la gorge de Richtis. A droite l’un des chemins que nous aurions pu emprunter pour revenir à notre point de départ.

Une belle ballade donc mais qui aurait pu se transformer en petite galère sans cette rencontre avec cet automobiliste allemand, familier de ce coin de Crète, qui conversera une demie heure durant avec Soizic… en anglais.

Nous profiterons d’une journée sans voiture pour aller visiter l’ancienne léproserie de Spinalonga. Nous irons directement d’Elounda avec l’annexe. Même si la météo est clémente, un petit vent contraire lève de petites vagues. Bref, nous serons un peu mouillés.

 

Le 11 mai nous irons sur la plage de Vaï, à l’extrêmité orientale de la Crète. Connue pour sa palmeraie  naturelle – la seule en Europe, son sable clair, ses rochers ocres et ses eaux limpides, elle mérite vraiment le détour. En ce début mai, la foule des estivants n’est pas encore arrivée…Tant mieux ! Il est vrai que si le paysage nous transporte dans les îles caribéennes, la température de l’eau a vite fait de nous ramener en … Bretagne !!!! Pas grave, nous profiterons quand même de ces bons moments « rafraîchissants ».

Sur la route du retour , nous ferons un petit crochet pour admirer un olivier tri-millénaire, pas moins !!!

Comme beaucoup de sites en Grèce, l’olivier de Kavousi se mérite. Il faut tout d’abord repérer le petit panneau de bois « Big olive oil tree » qui indique le chemin d’accès. S’ensuit un bon quart d’heure de « tout terrain » – Mais notre voiture de location est maintenant rodée à ces fantaisies – avant de profiter de cet arbre remarquable.

La minute écolo-historique.

L’olivier et l’huile d’olive sont étroitement liés à la mythologie, l’histoire, la tradition, la religion l’art, ainsi que la vie sociale et économique des Crétois depuis 9000 ans. De nos jours, les oliveraies couvrent environ 1/4 de la superficie totale de l’île.

Cet olivier a été classé « Monumental » par l’Association des Municipalités de l’Olive Crétoise (SEDIK), en raison de la taille importante de son tronc, et en raison de sa proximité avec les colonies des anciens peuplements de la fin de l’ère Minoenne, où plusieurs antiquités liés à l’huile d’olive ont été découverts.

Les dimensions du tronc mesuré à hauteur de 0,80 m et surtout son plus grand diamètre (4,90 m) et son périmètre (14,20m) permettent une estimation approximative de son âge, selon la méthode de chronologie des anneaux de croissance annuelle pour l’olivier. Selon cette méthode, l’âge de cet arbre est estimé à environ 3250 ans.

D’autres informations sur cet olivier et sur d’autres arbres remarquables ici.

Au final, une excellente semaine découverte et farniente avec Soizic et Anne, qui ont, elles aussi, bien apprécié cette semaine. Après les jeunes, place au moins jeunes puisque nous aurons le plaisir de recevoir ensuite nos amis Nadine et Michel pour une petite dizaine de jours.

Avec eux, nous prendrons le temps de rallier la pointe nord-ouest de la Crête et la baie de Balos, le pendant nord d’Elafonissi, de visiter Kritsa et l’église de la Panagia Kera, Chania, Rethymno, Knossos ou encore Kµalamaka et Ierapetra. Un peu de voitures sur les « pittoresques » routes crétoises mais de bien belles ballades agrémentées – il faut bien se faire plaisir de temps en temps – de sympathiques restaurants

Kritsa.

Une dizaine de kilomètres après Agios Nikolaus, dans les terres, se trouve Kritsa… Kritsa est avant tout un vieux village niché à flanc de montagne et qui semble vivre au rythme de sa rue principale. Cette dernière est bordée d’innombrables boutiques de broderie, devant lesquelles des armées de vieilles dames, souvent vêtues de noir, n’ont de cesse de vous attirer dans leurs échoppes. C’en est parfois un tantinet agaçant… Si quelques-unes manient le crochet ou cousent sur le pas de leur porte, nous doutons fort que les tonnes de produits présentés ne viennent que de Kritsa. D’autant plus que nous avons déjà vus certains modèles aux 4 coins de la Crête et qu’ils n’ont pas grand chose à voir avec les jolies broderies et dentelles qui font la réputation de ce village et que nous ne manquons pas d’admirer.

Bref, le « made in China » n’est pas loin….

Comme avec Soizic et Anne, nous nous perdrons dans les étroites et tortueuses ruelles typiques de ce village avant de faire une pause bien méritée sur l’une des places de ce village, non loin d’un énorrrrrrrme platane, planté en 1220 !

Environ 500 mètres avant Kritsa, nous visiterons (encore) la Panagia Kéra. Encore une fois, pour un monument cité dans tous les guides, présentée comme l’une des églises byzantines les plus visitées de Crête, la signalisation est quasiment absente !!!!!

La minute cultuelle.

Cette petite église, composée de trois nefs, est surtout connue pour la qualité des fresques qui ornent ses murs. Si l’église date du XΙIIe siècle, les fresques quant à elles, restaurées récemment, furent réalisées entre les XIVe et XVIIe siècles. L’église est divisée en trois nefs parallèles dédiées chacune à un personnage religieux : Sainte Anne, la Vierge Marie et enfin saint Antoine l’Ermite. Voilà l’occasion de découvrir l’art byzantin dans son expression la plus accomplie. La très petite église se situe au milieu d’un champ d’oliviers, entourée de quelques cyprès. Juste à côté se trouvent aussi une petite taverne et une boutique vendant des reproductions d’icônes. Lors d’une visite précédente, le patron nous y avait gentiment offert le café.

 

Balos – Chania – Rethymno.

La météo (marine) étant propice, nous n’hésiterons pas à laisser Azadi pour une escapade de deux jours jusqu’à l’extrême nord-ouest de la Crête. Nous filons donc vers Balos, autre baie somptueuse que certains parlent comme du plus beau lagon d’Europe.

C’est peut-être exagéré même si c’est vraiment superbe. Et encore, nous avons trouvé ces paysages superbes alors même qu’un petit crachin nous fit écourter notre visite. Lors des rares éclaircies, le soleil nous a permis d’apprécier les eaux turquoises et le joli sable blanc de la plage.

Mais cela se mérite ! Encore une fois, nous n’avons pas loué le gros 4X4 cher  aux crétois mais un petit poussin jaune dont la garde au sol allait s’avérer un peu juste…

 

Après Kissamos, nous nous dirigeons donc vers la péninsule de Gramvousa. La route se transforme vite en piste plus ou moins roulante, jonchée de nombreux rochers descendus des crêtes. Il nous faudra descendre parfois et laisser le chauffeur – que dis-je, le pilote ! – négocier seul les ornières, histoire de ramener la voiture en bon état …

La balade est malgré tout agréable. Nous ferons une halte auprès d’une échoppe tenue par quelques chèvres locales…

Après ce « détour » par Balos, nous mettons le cap sur Chania où nous passerons la nuit dans un petit hôtel non loin du port (Irène Hotel, réservé par Booking.com, pas cher et parfait pour y passer une nuit). Nous errerons dans les rues de la ville avant de dîner sur le port.

Le vieux port (d’origine vénitienne) est toujours aussi agréable. Nous ne manquerons pas la mosquée des Janissaires, située sur le bassin occidental du vieux port. Aussi appelée « mosquée Hassan K. », construite en 1645 sur une église existante, elle est la plus ancienne mosquée de l’ ensemble de la Crète. Après l’union de la Crète avec la Grèce, elle fut fermée au culte pour être aujourd’hui utilisé comme espace d’exposition.

Tout savoir sur ce magnifique site (ici)  où  (ici).
Le guide touristique nous propose une virée sur la cote sud de l’île qu’il nous propose de rallier en cheminant par l’intérieur des terres. Suivons-le.
Il nous mènera ainsi à Kalamafka, où nous grimperons sans faiblir les quelques 220 marches qui permettent d’accéder à la petite chapelle troglodytique de Timios Stavros.

Kalamafka

A qui Brigitte pense – t – elle en faisant cette photo ???

Sur la route de Iérapetra.

Iérapetra est la plus grande ville de la côte sud de la Crête. Ce n’est pas notre préférée, même si nous ne dédaignons pas de nous promener dans ses petites ruelles, le long de l’ancienne forteresse vénitienne près du port ou encore de déjeuner dans une des tavernes en front de mer. Au large, on aperçoit l’île de Chrissi, qui reçoit chaque jour son lot d’estivants (qui ne peuvent y séjourner, faute d’infrastructures touristiques). Encore plus au sud, c’est la Libye. Il arrive que les forts vents du sud (Simoun ou Sirocco) amènent du sable du désert Libyen. Nous y avions goûté en 2018 à Elounda.

Les terres autour de Iérapetra, du fait de l’ensoleillement exceptionnel, sont couvertes de serres où les crétois cultivent fruits et légumes. La Crète est autosuffisante pour son approvisionnement en nourriture. Lait, miel, huile, céréales, citron, oranges, moutons, légumes en tous genres, chèvres, poissons, huile d’olive bien sûr et même des bananes à l’Est de l’île qui ne manque donc de rien. La  Crète est l’une des rares îles grecques qui pourrait s’en sortir sans le tourisme. En plus de créer une manne d’emplois conséquente pendant l’hiver, le secteur agro-alimentaire permet aux insulaires de se nourrir sans dépenser d’argent et de tenir hors de la période touristique.

Serait-ce là que réside le secret de la sérénité des Crétois ?

La région de Iérapetra (à droite) et ses innombrables serres.

Nous ferons bien évidemment des ballades autour d’Elounda ainsi que l’excursion sur l’îlot de Spinalonga et sa léproserie. Contrairement à la fois précédente, je récupérerai mes passagers directement au port de Plaka. Tout seul à bord, l’annexe déjauge et il ne me faut pas 10 minutes pour faire le trajet Elounda/Plaka. Et quelques minutes de plus suffisent pour rallier l’îlot avec mes 3 passagers.

La forteresse vue de la mer.

Mochlos

Sur la route de Sitia se situe Mochlos, petit village de pécheurs vanté par les guides touristiques. allons-y !
A l’écart des routes touristiques, nous trouverons en effet un joli village, très calme, flanqué de deux petites plages, d’un mini-market et de quelques tavernes vraiment les pieds dans l’eau. Et à 200 mètres au large un îlot rocheux sur lequel subsistent quelques ruines minoennes. Une barque permet d’y accéder mais certains le rejoigne à la nage.
Nous nous contenterons de flâner dans ses ruelles et de déguster de bonnes pâtisseries en prenant un café.

L’îlot rocheux au large de Mochlos.

Chemin faisant, nous ferons un petit détour par un grosse carrière, clin d’œil à José…

Spécial dédicace pour José. (Près de Mochlos… on la voit bien de la mer)

Impossible pour Nadine et Michel de repartir sans faire un tour de bateau. Nous décidons d’aller jusqu’à Agios Nikolaus. Mais… souvenez vous, la « minute nautique » et mes deux ancres empennelées…
Au gré des vents, Azadi a tourné sur ses ancres et s’est emmêlé avec un gros grappin qui traînait par là.
Il ne risquait vraiment pas de chasser. Il nous faudra plus d’une heure, à deux avec Michel depuis l’annexe, pour démêler cet écheveau de chaines… Nous n’irons pas jusqu’à Agios, nous jetterons l’ancre dans une petite baie tranquille. Au menu, blanc pétillant bio de chez Céline et Benoit Blet,  « Les Terres Blanches », salade grecque et baignade….
Nous l’avions bien mérité après notre heure passé à relever les ancres.
Juste avant de quitter Elounda, comme l’an dernier, petit bonus…
La suite, c’est le retour de nos amis en France et notre départ pour Rhodes, d’où Brigitte rejoindra, elle aussi, la France.
Mais ceci est une autre histoire.