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Azadi, le début de l’histoire.

Azadi, le début de l’histoire.

Fin 2011, j’ai décidé de réaliser un vieux rêve : M’acheter un voilier qui me permettrait une fois la retraite venue de me promener au gré des vents et de mes envies.

Parmi mes critères, je regarde les bateaux d’une dizaine de mètres, longueur qui correspond à mes compétences nautiques d’une part, à un budget « raisonnable » d’autre part. Le Feeling 10.90 m’est connu depuis longtemps. En 1998, un Feeling 10.90 quasiment de série avait participé avec succès à la Route du Rhum, preuve s’il en est besoin ses qualités (l’article de Voiles et Voiliers ici.)

Un site de propriétaires permet de quasiment connaître le bateau sans même monter à bord. Ce site , une mine de renseignements très utiles, montre les qualités du bateau ainsi que tout ce que les propriétaires font pour les entretenir et les améliorer.

Après avoir fait le tour des voiliers qui pourraient m’intéresser, je concentre mes recherches sur ce bateau. Je recherche à priori un 10.90 lest long (pour ses qualités nautiques) et deux cabines pour son habitabilité. Feeling a tout d’abord fabriqué le 10.40 puis, en rallongeant la jupe, le 10.90 à partir de la même carène performante. Il existe en deux versions de lest (1,40 mètres et 1,80 mètres), en version deux ou trois cabines et avec deux formes de rouf – effilé comme les 10.40 ou panoramique.

Je contacterai plusieurs vendeurs et recevrai de jolis dossiers. J’irai en voir plusieurs à Arcachon ou encore à Port-la-Nouvelle. Plusieurs étaient à vendre à l’étranger, en Norvège, en Angleterre et même en Argentine (à un très bon prix…)
J’avais aussi repéré un 10,90 visible à la frontière sud Espagne-Portugal.

Trop cher au départ, le prix de ce dernier baissera progressivement pour devenir intéressant même avec les déplacements à prévoir.  J’irai le voir le dernier weekend de juin 2012, assortissant cette visite d’un grand weekend à Séville avec Brigitte. Et je l’achèterai.

« Soleil d’Orient » est un Feeling 10.90 de 1988, modèle 2 cabines, lest long et rouf en sifflet. Au sec dans un chantier de Vila Real de San-Antonio (Portugal), il a bien besoin d’un bon rajeunissement. Si son premier propriétaire ne l’a pas gardé bien longtemps, il a bien bourlingué avec le second, effectuant un tour de l’Atlantique en 7 ans. Il  attend depuis maintenant deux ans (c’est ce qu’on me dit…) sous le chaud soleil du sud du Portugal.

Bien avant de posséder un bateau j’en connaissais le nom, découvert au hasard de mes lectures.

Azadi, ou آزادی‎, est un mot persan, signifiant la liberté. Il est aussi utilisé dans d’autres langues iraniennes (comme Luri, le pachto, Kurde et Baluchi) où emprunté par d’autres langues comme le hindi, l’Urdu et le Cachemirien

Le terme est aussi commun parmi les activistes impliqués dans le droit à l’autodétermination (Pakistan..), où Azadi signifie la Révolution, la Libération et la Liberté. Un film relatant le conflit de Cachemire avait pour titre Jashn-e-Azadi.

Mais avant de changer son nom, il faudra le ramener en France. De Séville à Soubise, c’est ici.

 

Azadi au mouillage – été 2014.

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