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Gijon, Camarinas

Gijon, Camarinas

Gijon, première étape de notre voyage vers la Grèce.

 

Après deux  jours et deux nuits en mer, nous apprécions de retrouver la terre. Avant d’arriver, nous débordons l’immense et très laide digue de béton qui protège le nouveau port de commerce. Nous laissons passer un gros cargo forcément prioritaire puisque très gros….

Ces premiers contacts visuels peu engageants sont vite oubliés en arrivant dans le port de plaisance niché au cœur de la vieille ville.

Nous sommes heureux de nous amarrer, de fouler la terre ferme et de se dégourdir les pattes pour les minettes.

Le matin sera consacré au rangement du bateau et à mes tentatives infructueuses pour débarrasser la bôme du nid qui l’obstrue. Va falloir sortir le karcher !!!

L’après midi nous trouvera arpentant les rues pentues  de la capitale des Asturies , flânant  sur la colline de Santa Catalina.  A son sommet, dominant la ville, se dresse une sculpture monumentale comme un défi face au large de l’océan, l’« Éloge de l’horizon » une œuvre d’Eduardo Chillida.

Le soir la ville s’anime joyeusement, les jeunes et moins jeunes prenant l’apéro devant les bars et restaurants dans une ambiance décontractée. Nous dénicherons un petit resto familial, les parents boivent et discutent en groupe tandis qu’un petit tourne autour des tables comme un bolide sur son vélo sans pédale alors que les ninas jouent au football à 10 mètres de notre table …une fois l’apéro terminé ce petit monde déménagera même si nous reverrons le petit bolide en fin de repas visiblement fatigué par ses cavalcades endiablées.

8 juillet, nous naviguerons de  Gijón à l’anse de Mera (en face de La Corogne) où nous passerons une nuit tranquille au mouillage avant de reprendre la mer en direction de Camarinas. Des journées de navigation sans grand intérêt en raison d’un vent faible et mal orienté.

C’est par contre avec plaisir que je retrouve Camarinas en fin d’après-midi le 10 juillet, sa baie très bien protégée et le calme de ses habitants.

J’y avais fait escale en septembre 2012 alors que je remontais le bateau en France après l’achat. C’est là que Yannis avait quitté le bateau pour reprendre l’école me laissant seul à bord…

Le petit port bien abrité, la capitainerie une cabane en bois où le maître des lieux gère tout avec ses deux carnets «  barcos » et « gasoil » –  avec copie carbone quand même – le même qui vous prend les amarres à l’arrivée et vous fais le plein de gasoil. Royal.

Royal également le sympathique bar restaurant du club nautico de Camarinas juste  en face des pontons dont les serveuses adopteront Pom’ et « Banilla ». Accessoirement, on y mange très bien pour un prix raisonnable (10 euros le plat de gambas….)

Pas de promenade pendant cette escale alors que les circuits d’excursion ne manquent pas. La faute au capot de la cabine avant laissé malencontreusement en position aération au départ de La Corogne…. Quelques vagues déferlant sur le pont ont largement trempé tout ce qui se trouvait dans la dite cabine…. On ne nous y reprendra plus. Une bonne journée à sécher laver ranger…. L’occasion d’exposer sur les filières la garde robe quasi complète du capitaine et du matelot….

L’occasion aussi de quelques travaux sur le bateau qui n’avaient été effectués avant le départ. La « to do list » est loin d’être close. 🙁

Ce sera aussi la rencontre d’autres équipages fidèles de ce port si plaisant, sans oublier l’équipage allemand de ce catamaran – the year of the cat-  qui avait ramassé un très gros morceau de filet avec un de ses moteurs et qui, voyant l’étalage de la garde robe dont les combinaisons de plongée a été tout heureux que nous leur prêtions combinaison détendeurs etc etc….Après une heure d’effort, l’un d’eux, plongeur aguerri,  débloquera le tout et redressera même deux pales de l’hélice en plongée….

Nous commenterons ces aventures autour d’une bonne bière au club nautique.

Pour la petite histoire les pêcheurs espagnols auraient la fâcheuse habitude, en cas de problème, de couper les queues de chalut et de les laisser en mer. Merci….

Ces morceaux de filets flottent en surface ou tout prêt, quasi invisible de jour, n’attendant que de s’entortiller autour d’une hélice avec toutes les conséquences que cela peut entraîner…..grrrrrrrr !

 

Jeudi 13, départ pour Porto. Les prévisions météo annoncent du vent, 25 nœuds même en fin de journée mais faiblissant légèrement au fur et à mesure que nous gagnerons du Sud.

Quittant le port à 09 h 00, nous aurons parcouru 32 milles après 6 heures de mer, sous un ciel d’abord plombé puis bien dégagé. La suite sera plus agitée, le vent en plein sur l’arrière  forcissant a 30 nœuds, associé à belle houle de 3 à 4 mètres de creux…. Le pilote automatique nous fera encore quelques frayeurs. let pour finir, l’arrivée à Porto se fera dans un brouillard a couper au couteau

Joli mais un peu flippant.

 

Encart Pêche…

 

Un petit point sur nos exploits en matière de pêche. Autant le dire tout de suite, c’est pas terrible.

Colonne « + »,5 beaux maquereaux qui ont fait le bonheur des minettes, colonne « moins », un leurre perdu lors d’une manœuvre la première nuit, le truc chatoyant qui devait nous assurer des pêches miraculeuses, 300 mètres de fil entortillé comme pas possible et donc bon à jeter….pas vu qu’un poisson avait mordu, et malheureusement un goéland vorace qui s’est noyé en gobant la ligne traîne et pour lequel nous n’avons en pu faire…snif !

En gros 40 euros le kilo de maquereau…et les pêcheurs se plaignent des cours trop bas, pfuiiiiiiiiiiit.

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